News du Luxe

ysl
07 | 10 | 21

Fashion Week Parisienne Printemps-Eté 2022 : Analyse

Après Londres, Milan, New York … c'est à Paris que les derniers shows de la Fashion Week printemps-été 2022 se sont déroulés. A grand renfort de paillettes, de volume XXL et de célébrités internationales, la ville lumière s’impose encore et toujours pour offrir une semaine intense, créative et définitivement audacieuse. Alors, de Chanel à Balenciaga en passant par Balmain et Dior, passage en revue des derniers défilés de cette Fashion Week parisienne.

 

Dior

Défilé d'ouverture de la Fashion Week, c’est au cœur du Jardin des Tuileries que s'est déroulé le show Dior. Pensé et créé par Maria-Grazia Chiuri, l’inspiration était définitivement sixties, rappelant les années Marc Bohan à la direction artistique de la maison de 1961 à 1988. Une collection pop, acidulée et colorée, oscillant entre rouge vif et noir profond, où les tenues sport-chic côtoient les paillettes et les tracés géométriques, les tailles soulignées. Joyeux et frais, Dior semble insuffler une énergie unique dans son ADN, toujours très féminin et ce pour notre plus grand plaisir. 

 

Balenciaga 

Au Théâtre du Châtelet, Balenciaga signe une collection unique où défilent parmi les mannequins, rédacteurs en chef, célébrités et autres influenceurs. Puis, s’ensuit un court métrage de 10 minutes des Simpsons où les personnages principaux, Homer et Marge habillés en Balenciaga, révèlent la collection Printemps-Été 2022. Une façon de souligner la proximité entre la mode et le public, et le lien avec la pop culture, toujours aussi désirable. D’autre part, l’humour est rarement mis à l'honneur et les défilés sont plutôt habitués à une ambiance solennelle et empreinte de sobriété et de complexité. Un bon point donc pour Balenciaga, spécialiste du mélange des genres. Côté style, on y retrouve des volumes oversize, des drapés signatures, des teintes monochromes et toujours cette touche de street style edgy qui fait la gloire de la maison. 

 

Balmain

10 ans déjà qu'Olivier Rousteing est directeur artistique de Balmain. Pour cet anniversaire, il a présenté un défilé sous forme de festival, où musiciens, orchestres et mannequins internationaux donnent le ton, entre paillettes, lamé or et ambiance festive. Porté par un casting VIP (notamment Naomi Campbell, Milla Jovovich, ou encore Carla Bruni-Sarkozy), on y découvre des silhouettes aux découpes audacieuses, des iconiques revisités, des chaînes et des médaillons gold ainsi que des broderies florales et des détails incontournables pour un glamour qui lui est propre. 

 

 

Saint Laurent

Avec ce défilé hommage à Paloma Picasso, Anthony Vaccarello, directeur artistique de Saint Laurent prône la puissance féminine et le désir d’émancipation, tout en mettant à l’honneur le corps des femmes. C’est face à la Tour Eiffel, sur l’esplanade du Trocadéro que la collection à été présentée, mêlant pantalons étroits, combinaisons, tailleurs déstructurés, talons vertigineux et coupes androgynes. Ce show haut en couleur semblait rappeler un certain pouvoir mais surtout un vestiaire chic à l’esthétique floue et à l’allure déterminée. 

 

Chanel

Une scénographie ultra sobre, une salle obscure et un podium interminable, le défilé Chanel printemps-été 2022 était l'une des présentations les plus attendues de la semaine. Une collection estivale et légère où le tweed se décline dans des teintes pastels et où la part belle est faite aux rayures (verticales et horizontales) inspirations directes des matelots pour une collection aux accents croisière. Les jupes en résilles s'apposent sur les maillots de bain et les sacs XXL couleur bonbon structurent la silhouette. Entre flashs crépitants, sourires, et looks néo-romantiques, Virginie Viard signe ici un défilé pétillant, presque rassurant et définitivement captivant. 

 

A l’instar d’une ambiance générale plus morose et compliquée ces derniers temps, la mode et ses acteurs retrouvent ici leur qualité première : émerveiller. 

Illustration parfaite avec cette semaine de la mode placée sous le signe de la bonne humeur, de la joie, de l’euphorie et d’une certaine liberté retrouvée, qui semble plus que jamais célébrée sur les podiums. Un hommage à la joie de vivre, et, sans pour autant avoir oublié les leçons de la crise, un lâcher prise parfois nécessaire.