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vivienne westwood
25 | 03 | 21

Fashion Week Automne Hiver 2021-22 : Que retenir ?

Défilés physiques ou digitaux, la Fashion Week automne-hiver 2021-22 s'achève à peine et il est déjà temps de faire le point.
Entre slow down, innovation, énergie positive, minimalisme et souffle de liberté, de Prada à Fendi en passant par Chloé, les maisons ont célébré la joie et l’excellence en rivalisant d’inventivité. Entre formats innovants et talents émergents, retour sur les temps forts de la saison.

 

Tendances & nouvelle dynamique  
 

Souplesse, adaptation et engagement sont devenus les maîtres mots de la mode ces derniers mois. Une situation sanitaire qui pousse les créateurs à se dépasser pour proposer de nouveaux formats et qui entraîne aussi avec elle une volonté de rupture avec un rythme considéré parfois comme trop effréné. Entre pré-collection, collection croisière et autres collections capsules, les marques souhaitent aujourd’hui suivre leur propre rythme de production et non celui imposé par le calendrier officiel. C’est le cas de  Gucci, Céline ou Y/Project qui réagissent ainsi contre une politique industrielle jugée souvent inadéquate.

 

Comme le souligne Thibaut de La Rivière, directeur de Sup de Luxe :
« Les créateurs et les maisons continuent à présenter des formats innovants mais avec aujourd’hui le besoin de se refugier dans des concepts et des productions qui leur sont propre. Une façon pour eux de se recentrer sur l’essentiel: le vêtement et non la mode. »
Il s’agit donc de trouver un juste équilibre, nécessaire à une industrie en perpétuel mouvement.

 

Coté show, cette Fashion Week aura été riche en événements majeurs.
Pour Fendi, c’était le début très attendu de Kim Jones, à la tête du prêt-à- porter qui a fait sensation. Après son défilé Haute Couture, c’est avec une collection aux tons solaires, entre reflets ocres, caramels et beige, coupes drapées et silhouettes urbaines ultra féminines, que le nouveau directeur artistique signe son entrée.
Chez Prada, c’est désormais accompagnée de Raf Simons en tant que co-directeur créatif, que la maison explore l’élégance et l’opulence pour l'automne-hiver 2021-2022. Présenté en version numérique, le show prolonge l’expérience sensorielle que la marque développe depuis sa dernière collection masculine. Des manteaux à paillettes, des imprimés psychédéliques et des superpositions scintillantes, l’aspect tactile et visuel est exacerbé, comme un stimuli créatif bien mérité.
À Londres la capitale a aussi misé sur une  Fashion Week digitale. 

 

 

On retient notamment Victoria Beckham, qui a présenté sa collection nommée "Optimiste mais réaliste" dès le second week-end de février. Des coupes fluides et des teintes color-block pour une féminité puissante, façon Roland Mouret, toujours empreinte de liberté.

 

Pour le spécialiste des tailles marquées, le défunt Azzedine Alaïa, c’est avec une présentation organisée au cœur de la boutique Parisienne, rue de Marignan, que la collection à été dévoilé. Un mélange d’Automne-Hiver 2021 et de la ligne Editions, ressuscitant les grands classiques du créateur. On y découvre des chemises blanches à la structure presque architecturale, des vestes en jersey ou des corsets perforés. Des modèles signatures, à l’ADN toujours aussi sensuel et spectaculaire, propre à celui qui a été l’un des couturiers les plus influents de ces dernières années.


Engagement & talents émergents

 

Bien que les grandes maisons aient démontré leur volonté de se réinventer,  d’autres noms, attirent aussi les regards. En effet, c’est au tour de talents émergents de rejoindre le calendrier officiel de la Fashion Week pour la première fois. C’est le cas par exemple d’Alexandre Blanc, Germanier, Kenneth Ize, ou encore Benjamin Benmoyal, tous soutenus par le showroom Sphère dédié aux talents émergents qui sélectionne des marques pour leur créativité et leur potentiel développement.

La mode s’investit aussi sur le plan environnemental, à l’image de Vivienne Westwood qui a présenté une ligne composée à 90 % de matière ayant un faible impact écologique. Chez Chloé, c’est sous la houlette de Gabriela Hearst que la première collection  éco- responsable a vu le jour. Coupes franches, matières malléables et polyvalentes, elle s’inscrit parfaitement dans l’air du temps.
Côté tendance, on retrouve des silhouettes enveloppantes aux textures rassurantes et aux contrastes affirmés. Le mini côtoie le maxi, les volumes sont  exagérés, les doudounes sont XXL, les talons vertigineux et les mailles revisitées, à l’image d’Altuzarra. À noter que c’est aussi le retour des silhouettes sixties, et de la mythique mini-jupe propulsée sur de nombreux podium de la saison, comme chez Louis Vuitton, où les bottes mi-hautes et les silhouettes en trapèze annoncent la couleur.

Cette saison, la mode se veut donc définitivement optimiste, consciente du passé, en phase avec le présent et toujours ouverte sur l’avenir.