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Courbet founders
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03 | 08 | 18

Rencontre avec Manuel Mallen, Fondateur et Président de la Maison Courbet, premier joaillier écologique et éthique de la Place Vendôme

Expliquez-nous votre parcours professionnel.
J’ai commencé chez Piaget Suisse en 1990 puis je suis parti chez Piaget Espagne en 1993. J’ai ensuite en 1996 pris la direction de Piaget France et en 2000 la direction de Baume et Mercier. En 2013 j’ai acheté la marque Poiray avec un associé, que j’ai quitté début 2017 pour me consacrer au lancement de mon projet Courbet qui a vu le jour en Mai 2018 au 7 place Vendôme.

Parlez-nous de Courbet.
Il y a quelques années, lors de mes années chez Poiray, je suis allé avec un de mes fournisseurs qui travaillait pour des grandes marques de joaillerie de la place Vendôme, à Anvers rencontrer un négociant de diamant de laboratoire. J’ai alors réalisé la qualité remarquable de ce diamant.
Début 2017, je quitte alors Poiray et ai repensé à ce rendez-vous de Anvers. J’ai alors eu l’idée de la première marque de joaillerie écologique et éthique de la place Vendôme.
Marie-Ann Wachtmeister, designer avec qui j’avais déjà travaillé chez Poiray, a souhaité s’associer à ce projet. Sa vision féminine et esthétique m’a convaincu à continuer ce projet ensemble. Il ne faut pas sacrifier le beau au profit du bien. Il faut que le produit soit beau d’abord et bien ensuite.

Depuis quand connaissez-vous Sup de Luxe ?
Je connais Sup de Luxe depuis sa création car j’étais chez Richemont quand l’école s’est créée. J’ai eu beaucoup de stagiaires de chez Sup de Luxe.

Pourquoi partager votre expérience avec les étudiants ?
Je pense que les diamants de laboratoire et l’or recyclé sont l’avenir de la joaillerie et il est important de sensibiliser les étudiants à ces matériaux. Le luxe a aussi son rôle à jouer en matière de responsabilité et les futurs professionnels de ce secteur doivent en être conscients.

Un conseil à nos étudiants pour réussir dans le monde du luxe ?
Je conseillerais aux étudiants de ne pas se cantonner à ce qui existe et de se remettre en cause et de réimaginer le luxe, dans sa commercialisation, dans sa communication. Le luxe est un monde fantastique car c’est un monde à réinventer. Nous sommes en plus dans un moment charnière car beaucoup d’opportunités se présentent. Je les invite à les saisir.