ACTUALITÉS DE L'ÉCOLE

Marie Lallement
Marie Lallement
09 | 11 | 20

Portrait Alumni - Marie Lepineux Lallement, Champagne LALLEMENT MASSONNOT

 

Marie Lepineux Lallement, alumna du Bachelor Sup de Luxe, qui a repris l’entreprise familiale, la maison Champagne LALLEMENT MASSONNOT, nous parle de son expérience à Sup de Luxe et de sa vie d’entrepreneur.

 

Pourquoi avoir choisi Sup de Luxe/EDC ?

C’est pour moi un passeport pour voyager dans l’univers du luxe, que ça soit la joaillerie, la maroquinerie ou le prêt à porter, les possibilités sont infinies ! Mon choix s’est porté sur Sup de Luxe au regard du fort et large Réseau des Anciens EDC et Sup de Luxe.

 

Quel est le plus beau souvenir de votre formation ?

J’ai pu réaliser mon stage en Marketing chez Cartier en joaillerie à Londres. Je me suis retrouvée dans le bureau où le Général de Gaulle avait fait son appel à la résistance sur la BBC le 18 Juin 1940, mémorable ! J’ai réalisé une étude de marché sur le segment des bagues de fiançailles en étant cliente mystère : j’ai poussé avec courage et raison les portes des plus grandes maisons de joaillerie au monde sur New Bond Street où la clientèle la plus fortunée (princes, princesses et magnats de la finance) s’adonne au shopping.

Merci à Dorothée Henrio, Margot Sauvan et Nathalie Mallet.

 

En quoi vos compétences acquises vous ont été utiles pour votre parcours professionnel ?

Aujourd’hui on a tendance à croire que tout est inné chez une personne et que tout le monde peut devenir star d’Instagram, créer une start up française à succès sans diplôme particulier… Ces cas sont tellement peu nombreux mais font beaucoup parler d’eux (parce que justement c’est inédit). Pour réussir il faut aussi de l’acquis : Sup de Luxe développe nos qualités intrinsèques en cohérence avec un cadre bien défini. J’ai appris à avoir une plus grande finesse d’esprit et un regard plus acéré sur l’art et les créations de toutes sortes. Avec ce bagage acquis, j’ai eu plus confiance en moi pour exprimer mes pensées et mes avis sur les produits des Maisons dans lesquelles j’ai travaillé (Hermès et Cartier)

 

Racontez-nous votre carrière et son évolution de la sortie d’école à aujourd’hui ?

Après Cartier, j’ai été sélectionné pour être Chef de produit junior international pour Hermès (cœur de métier : Parfums) pendant 8 mois de stage. J’étais au Marketing Opérationnel et devais m’occuper principalement de la cohérence et de la distribution de la PLV dans tous les points de ventes Asie, Amériques et Travel Retail (aéroports)  L’ouverture d’esprit de l’école m’a permis de faire des stages en Marketing du Luxe et de suivre une majeure Finance ! Alors oui c’est vrai j’avais un peu de retard par rapport aux autres élèves de ma classe en 4e année qui avaient fait des stages en banque/cabinet comptables, mais je me suis vite rattrapée à coup de séances de Bibliothèque le week-end pour intégrer le double diplôme Gestion des Instruments Financiers de l’Université de Cergy Pontoise. Cette expérience passée « Luxe » m’a donné envie de faire partie d’une certaine « Elite » et j’ai donc eu comme objectif d’intégrer le plus gros cabinet mondial d’Audit et de Conseil : Deloitte.

Merci à Annie Bellier Delienne, Ambroise Depouilly, Bozena Pudlo et Alexis Aubry.

Après Deloitte et 7 ans passés en Finance, je me suis enfin lancée dans l’entreprenariat. J’ai toujours eu cette envie mais je ne me sentais pas capable de ne plus avoir l’assurance d’un salaire fixe. Mais je savais aussi que plus j’attendais, plus je montais dans la pyramide des entreprises du CAC40 et que je ne passerai jamais le pas, privilégiant instinctivement la sécurité. Nous avons qu’une vie (jusqu’à preuve du contraire !) alors à 32 ans je me suis lancée, j’ai repris l’entreprise familiale Champagne LALLEMENT MASSONNOT. 

 

Pouvez-vous nous présenter la maison LALLEMENT MASSONNOT

La marque existe depuis 1982 et nous exploitons 5 hectares, c’est avec fierté que nous vendons 2/3 de nos vins clairs et 1er Cru à : Veuve Clicquot Ponsardin, Moët et Chandon, Bollinger et Taittinger. Le dernier 1/3 reste le plus gros du travail pour moi : la vente de nos 5 cuvées 1er Cru (environ 15 000 bouteilles par an/ par temps de non covid !), pour l’instant essentiellement en BtoC mais je compte bien passer en BtoB.

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre carrière ?

Trouver des partenaires et des importateurs de vins français et mondiaux, ce qui me permettrait de croître et de vendre plus de bouteilles sous notre Marque. J’espère un jour que je pourrai voyager grâce à mon Vin et faire des salons internationaux. Je souhaiterais aussi pouvoir faire grandir mon équipe et que mon entreprise fasse partie intégrante de l’économie française en donnant de l’emploi sur le territoire régional en Champagne.

 

Expliquez-nous votre vision du luxe dans une seule phrase.

Le luxe est une philosophie qui nous conduit au « Beau » et fait vibrer nos sens procurant ainsi une profonde émotion.